Machine à arrondir

Machine à arrondir

CHF1'900.00Prix

La machine à arrondir est utilisée pour modifier le profil des dents d'une roue de montre (le tailler en ogive) ou pour réduire ou régulariser le diamètre de cette dernière. Réalisée en laiton et acier, elle est généralement tenue par un étau ou portée par un pied (son socle en bois et aluminium est récent). Elle comporte un module horizontal sur lequel se fixe la roue à arrondir et le module porte-fraise. La position de la roue sous la fraise est vérifiée à l'aide d'un indexeur mobile (lame en arc de cercle) et peut être réglée avec une molette fixée en bout du module. L'ensemble porte-fraise coulisse verticalement pour mettre en contact la fraise et la roue : la descente s'effectue à l'aide d'une poignée, son amplitude étant réglée par deux vis. La position de la fraise, fixée sur son arbre par une molette, est elle aussi repérée par un indexeur et réglable avec une deuxième molette, en bout d'arbre. Ce dernier porte une petite poulie motrice reliée par une corde à boyau (actuellement une courroie plastique) à la grande roue en laiton, à rayons en S, actionnée grâce à une manivelle ; une deuxième petite poulie fait office de tendeur.

  • HISTORIQUE

    La machine a été fabriquée dans la deuxième moitié du 19e siècle (ou au début du siècle suivant). Chronologiquement, elle succède à la génération des machines à raboter les dents (faisant appel à une lime pour effectuer la mise en forme des dents et la régularisation des roues), dont le type aurait été inventé par Abraham-Louis Perrelet (1729-1826), du Locle (Suisse), et dont Ferdinand Berthoud (1727-1807) donne une représentation en 1773. Les machines à arrondir se répandent lorsque de nouvelles fraises sont mises au point pour, une fois la forme donnée à une dent, faire tourner automatiquement la roue afin de présenter la dent suivante à la fraise. Cette automatisation se réalise progressivement entre 1850 et 1885 avec la fraise inventée puis perfectionnée par le Piémontais Louis Carpano (1833-1919), élève de l'école d'horlogerie de Cluses (Haute-Savoie), où il s'installe en 1869 en s'associant avec l'industriel décolleteur Henri Jaccottet pour fabriquer des dents d'engrenage. Sa fraise a un tel succès qu'elle conduit à une normalisation de fait dans ce domaine, les fabricants de machines s'adaptant à ses caractéristiques.